La plupart des personnes qui découvrent nos offres en évènementiel sont souvent enthousiastes à l’idée de s’équiper d’iPads. L’effet d’image procuré par la tablette est en effet indéniable. Simple, design, ludique, smart…. Aujourd’hui pourtant, nous observons quelques freins à l’utilisation de l’iPad. 2 facteurs à cela.

Règle numéro 1 : S’adapter à son public (et pas « adapter le public à l’iPad »)

Un des premiers freins : certains publics ne sont pas encore avertis, et à tort, ne se sentent pas légitimes pour utiliser l’iPad. Question de génération parfois. Or il suffit juste de pédagogie et de réassurance pour réussir une conférence interactive via iPads, où le public puisse communiquer avec le conférencier en temps réel (comme avec nos partenaires Wisembly).

Il nous est ainsi arrivé de voir l’animateur zapper les 2 petites minutes nécessaires à l’oral pour guider le public dans l’utilisation des tablettes. Alors que l’entreprise veut insuffler un élan de créativité et de modernité dans la façon de travailler en séminaire (comme nous en parlions ici), le simple manque de pédagogie met les cadres mal à l’aise. Ils se sentent implicitement jugés par leur hiérarchie sur leur incapacité à s’adapter à la modernité. Et se braquent en accusant l’iPad d’être une distraction « pour l’effet de frime ».

Règle numéro 2 : mettez en scène vos efforts de Pédagogie

A ne pas suivre la règle numéro 1, on se retrouve avec l’effet contraire souhaité. Alors qu’il ne suffisait que… de 2 minutes! 2 minutes de démystification pour booster l’utilisation des tablettes et faire de l’interaction entre participants la clé de la réussite du séminaire. Et la rencontre iPad / entreprise ne semble alors pas tenir ses promesses. Le manager ou présentateur, s’il dispose de la parole en public, ne doit pas sacrifier la pédagogie nécessaire pour montrer l’outil, en faire une simulation visuellement parlante. Informer son public : les contributions sont-elles anonymes ou identifiables ? S’il oublie cet élément, l’audience peut se braquer implicitement !

Règle numéro 3 : think out of ze marketing-box

Au delà de cette limite « pédagogique », une deuxième raison, « psychologique », nous semble être un frein à l’utilisation d’iPads. Cette limite, c’est précisément le trop plein de créativité permis par l’iPad.

Nous sommes parfois impatients que nos clients nous demandent pour leurs évènements des prouesses techniques, visuelles ou interactives avec l’iPad. Pour reprendre les mots de notre développeur Guillaume, « si les entreprises osaient être créatives, on pourrait faire des applications de fou dignes de Star Wars avec des iPads ». Oui, oui, des trucs de fou, on vous le dit!

Mais ce sont les difficultés de nos clients à se projeter dans l’univers numérique qui rentrent alors en jeu. Car l’iPad est davantage qu’un écran tactile. Il permet l’interaction, le travail, la communication, le divertissement, l’information, la prise de photos…

La tablette, par exemple, est connue pour permettre la mesure des « taux de conversion » lors d’une campagne, rentrant alors dans les clous des attentes des directions marketing. Et pourtant, elle peut tout aussi devenir un outil de brand-stretching stratégique qui permette à une marque de sortir de son territoire et de surprendre.

Combien d’entreprises se servent de nos tablettes sur un évènement « uniquement » pour diffuser un PDF numérique? Ou pour exposer un site internet? L’iPad, certes, rend tactile le concept de dématérialisation du contenu tout en attirant le consommateur sur un écran avec lequel il se sait familier. Mais l’évènementiel n’est-il pas ce moment où l’on cherche à marquer les esprits? A proposer un message qui soit enrichi d’une expérience ?

Voici un exemple saisissant de créativité :

Visez la lune, en cas d’échec, vous décrocherez peut-être une étoile! A défaut sinon, jetez un œil sur notre map où vous pouvez retrouver nos iPads !

Olivier Percevaut